Seattle – Manifestations anti-OMC 1999

« La Bataille de Seattle« 
30 Novembre -1er décembre 1999

Texte original : Where was the Color in Seattle?: Looking for reasons why the Great Battle was so white.

Article publié à l’origine dans ColorLines (Volume 3, N° 1, Printemps 2000).

 

Où était la couleur à Seattle ? A la recherche des raisons pour lesquelles le Grande Bataille fut si blanche

.

“J’étais en prison où de nombreux manifestants étaient détenus et une foule nombreuse chantait « C’est à cela que ressemble la démocratie!’ Au début, cela m’a semblé plutôt sympathique. Mais plus tard, j’ai pensé : est-ce que la démocratie ressemble vraiment à cela? Personne ici ne me ressemble ” –Jinee Kim, jeune organisateur de la Région de la Baie

Dans le vaste éventail d’analyses publiées au sujet de la splendide victoire sur l’Organisation Internationale du Travail (OIT) des 29 novembre – 3 décembre dernier, il est pratiquement impossible de trouver quelqu’un qui se demande pourquoi les 40-50 000 manifestants étaient, dans leur immense majorité, anglos. Comment cela se peut-il alors que les principales victimes de l’OIT autour du monde sont des gens de couleur ? Comprendre les raisons du bas niveau de participation de ceux-ci et les enseignement à en tirer, est absolument crucial si nous voulons que se concrétise la promesse de Seattle d’un nouveau mouvement international contre la mondialisation impérialiste.

Parmi ceux qui sont venus lors du sommet de l’OIT, on trouve des représentants du tiers-monde hautement qualifiés, qui ont parlé le lundi 29 novembre des effets de l’OIT sur les politiques de santé et sur l’environnement. Cela comprenait des militants-experts du Mexique, de Malaisie, des Philippines, du Ghana, et du Pakistan. Le mardi, à l’immense manifestation du 30 novembre, avant la marche, des dirigeants syndicaux du Mexique des Caraïbes d’Afrique du Sud, de Malaisie, d’Inde et de Chine, ont discuté avec les dirigeants des grands syndicats US (tous blancs).

Des ouvriers de couleur américains de la base y assistaient, de différents syndicats et de sections locales de différentes régions. Il y avait des jeunes afro-américains du bâtiment ; des noirs de la section locale 10 du ILWU de San Francisco et des Latinos de la section de Los Angeles; des asio-américains du SEIU; des Teamsters de couleur de l’est de l’état de Washington; des membres du syndicat des peintres et des employés d’hôtels (H.E.R.E.). Des ouvriers agricoles latinos de l’UFW et des PCUN (Pineros and Campesinos del Noroeste) de l’Oregon y assistaient aussi. A un moment, un mineur du South Africa Labor Network a crié, “Selon les mots de Karl Marx, ‘Ouvriers du monde, unissez-vous!’” La foule d’environ 25 000 personne l’a acclamé.

Parmi les militants communautaires de couleur, la délégation du Indigenous Environmental Network (IEN) conduite par Tom Goldtooth a mené à bien un programme impressionnant d’animations avec les peuples indigènes venant de tous les États-Unis et des parties du monde. Une délégation inter-états de 15 membres le Southwest Network for Environmental and Economic Justice basé à Albuquerque, et qui regroupe 84 organisations principalement de couleur aux Etats-Unis et au Mexique; leurs activités à Seattle étaient bi-nationales.

Beaucoup de groupes militants de jeunes de couleur étaient venus de Californie, notamment de la Région de la Baie, où ils travaillaient sur des thèmes comme Free Mumia, la discrimination positive, les études ethniques, et des lois d’extrême-droite comme l’actuelle Proposition 21 sur la “criminalité de la jeunesse”.(1) Les organisations de couleur de Seattle qui ont participé activement comprenaient le Filipino Community Center et la People’s Assembly internationale, qui a organisé une manifestation le mardi malgré qu’elle eut été la seule à avoir été interdite. Le Direct Action Network (DAN), a prédominance blanche, une immense coalition, a amené avec lui des milliers de personnes. Mais Jia Ching Chen du Third Eye Movement de la Région de la Baie était la seule jeune personne de couleur impliquée dans l’organisation du DAN.

Le vieux Centro de la Raza de Seattle, créé il y a 27 ans, avait organisé un contingent latino dans la marche des syndicats et des groupes universitaires locaux, incluant le MEChA (Movimiento Estudiantil Chicano de Aztlan),en contact avec des militants de couleur de passage. Les militants noirs qui s’étaient battus pour un Centre Culturel et un Musée de l’Héritage Afro-Américain à Seattle, étaient là. Hop Hopkins, un militant actif de AIDS à Seattle, noir également, à prodigué de constants efforts personnels pour amener les gens de couleur.

Malgré cela, la proportion des gens de couleur U.S. est restée autour de cinq pour cent du total. Dans des conversations en face à face, des militants de la Région de la Baie et du Sud-Ouest m’ont donné plusieurs raisons à cela. Certains ont mentionné la probabilité de la répression policière brutale. D’autres des obstacles comme : le manque d’argent pour le voyage, impossibilité de s’absenter du travail pour une semaine, et des problèmes de gardes d’enfants.

Néanmoins, plusieurs militants de couleur expérimentés de la Région de la Baie qui s’étaient vu offrir un défraiement total, ont choisi de ne pas venir. Une principale raison pour ne pas participer, donnée par beaucoup d’autres, était le manque de connaissance au sujet des manifestations contre l’OIT. Comme une femmes des Philippines l’a dit, “Je n’en voyais pas la signification politique et comment la manifestation serait anti-impérialiste. Nous ne savions rien au sujet des manifestations contre l’OIT, sinon que beaucoup de personnes s’y rendaient.” L’un des quelques groupes qui se considéraient informés, et qui a participé, était le groupe de hip-hop Company of Prophets. Selon un des ses membres afro-américains d’Oakland, Rashidi Omari, cela est arrivé suite à la participation aux teach-ins de groupes à prédominance blanche comme Art and Revolution. Company of Prophets, rappant installé sur un grand camion blanc, était au premier rang de la marche à 6H qui a empêché la réunion de l’OIT le 30 novembre.

Le problème de la méconnaissance de l’OIT a été aggravé par les fait que les communautés noires et latinos américaines manquent d’accès à internet en comparaison avec de nombreuses communautés blanches. Un sondage fédéral de juillet 1999 a montré que parmi les américains aux revenus annuels compris entre 15 000$ et 35 000$, plus de 32% des familles blanches possédaient un ordinateur, contre 19% des familles noires et latinos. Dans la même tranche de revenus, 9% seulement des foyers afro-américains et latinos avaient accès à Internet contre 27% pour les familles blanches. Ainsi, l’information au sujet de l’OIT et de tous les projets de Seattle n’étaient pas parvenus à beaucoup de gens de couleur.

Une connaissance limitée a empêché de voir comment l’OIT affecte les vies quotidiennes des communautés de couleur américaines. “Les militants de couleur pensaient qu’il y avait des questions plus importantes,” dit Rashidi. “Aussi, quand nous sommes revenus, des gens m’ont dit qu’ils étaient désolés que leur famille et voisins auraient dit qu’ils négligeaient leurs propres communautés si ils étaient allés à Seattle. Ils auraient demandé, ‘Pourquoi y allez-vous? Vous devez rester ici et aider vos gens. »

En plus de ces problèmes de liens, la prévision que l »action de protestation serait à forte dominance blanche, ce qu’elle fut. Coumba Toure, une militante de la Région de la Baie originaire du Mali, a déclaré qu’elle avait pensé au début, “les blancs s’occuperont de l’OIT, je n’ai pas besoin d’y aller.” D’autres étaient ouvertement plus inquiets. Carlos par exemple (“Los” pour le diminutif) Windham de la Company of Prophets m’a, “Je pense que même les militants de couleur qui avait le rapprochement ne sont pas venus à une action dominée par 50 000 hippies blancs.”

Les gens de couleur avaient raison de s’attendre à ce que la protestation soit à dominance blanche. Roberto Maestas, directeur du Centro de la Raza de Seattle, m’a dit que pas une seule personne de couleur n’a apparu comme porte-parole de l’ opposition dans la couverture massive de la presse locale avant le sommet de l’OIT. “Jour après jour, vous ne voyez que des visages blancs dans les informations. La publicité a été un frein réel pour les gens de couleur. Je pense que les syndicats ou les groupes religieux devraient avoir des représentants de couleur pour encourager les autres à participer.”

Quatre manifestants de couleur de différentes organisations de la Région de la Baie ont parlé du « choc des cultures » qu’ils ont vécu lorsqu’ils se sont rendus la première fois à la “Convergence,” le centre de la protestation mis sur pieds par le Direct Action Network, une coalition de nombreuses organisations. Selon l’un d’eux “Lorsque nous sommes entrés, la pièce était pleine de jeunes blancs qui se présentaient comme anarchistes. Il y avait une odeur âcre, beaucoup n’avaient pas pris de douche. Nous ne pouvions tout simplement pas entrer dans le cercle, alors tout notre groupe est parti » Un autre déclare, “Ils semblaient dogmatiques et paranoïaques.” Un autre encore, “J’ai tout simplement paniqué et je suis parti. Ce n’était pas seulement une question de race,mais aussi de culture, bien que la question clé était la race.”

Après coup, a observé Van Jonas de STORM (Standing Noether tau Organise a Révolutionnaire Movement) de la région de la Baie, “Nous aurions du rester. Nous ne nous sommes pas rendus compte qu’on pouvait apprendre beaucoup de choses d’eux. Et ils disposaient de beaucoup de matériel pour confectionner des banderoles, pancartes et des marionnettes.”. Rashidi se rappelle, “Je suis revenu plus tard et j’ai parlé avec les gens et ils discutaient tactiques de façon très intelligente. Ils étaient vraiment prêts à l’action. Ce fut restrictif pour les gens de couleur de laisser une seule expérience affecter l’image générale des militants blancs.” Jinee Kim, une américaine d’origine coréenne du Third Eye Movement dans la Région de la Baie pense aussi que c’était une erreur. “Nous avons réalisé que nous ne savions pas comment organiser un blocus. Nous n’avions pas de masques à gaz. Ils s’assuraient que toute le monde avait de l’eau et de quoi manger, ils prenaient soin des gens. Nous aurions pu apprendre d’eux.”

En soulignant l’aspect le plus positif des manifestants blancs en général, Richard Moore, coordinateur du Southwest Network for Environmental and Economic Justice, m’a dit “les militants blancs étaient très disciplinés ». « Nous nous sommes assis parmi eux, nous n’avons pas adopté l’attitude ‘nous ne pouvons pas travailler avec des blancs, C’était une expérience libératrice” conclut Rashidi.

Quelques groupes à dominance blanche de la Région de la Baie ont fait de réels efforts pour amener les gens de couleur à Seattle. Juliette Beck de Global Exchange a travaillé dur avec d’autres pour aider des gens de pays en voie de développement (tiers-monde) à venir. Mais, en ce qui concerne les gens de couleurs américains , les seules grandes organisations à faire de tels efforts furent Just Act (Youth ACTion for Global JUSTice), anciennement le Overseas Development Network, et Art and Revolution, qui a aidé principalement des artistes. De nombreux militants de couleur ont mentionné Alli Chaggi-Starr de Art and Revolution, qui ‘a pas seulement aidé des gens à venir mais qui a obtenu un camion lors de la grande marche à Seattle, avec un sound system utilisé par les musiciens et les rappeurs.

Au sein de Just Act, Coumba Toure et deux autres membres de couleur – Raj Jayadev et Malachi Larabee – s’efforcèrent d’obtenir des aides au sein du groupe. En conséquence, une quarantaine de personnes de couleur purent se rendre à Seattle grâce à la collecte de fonds et au fait que des blancs logent chez l’habitant , afin que l’argent de leur hôtel puisse servir à la place pour des billets d’avion pour les gens de couleur. En réfléchissant sur tous les aspects de la question du travail avec les blancs, Coumba n’a pas seulement dynamiser Just Act mais a également incité les gens de couleur à demander l’aide qui s’est matérialisée.

Un des problème que Coumba dit avoir rencontré fut « un héritage de méfiance vis à vis des militants de la classe moyenne blanche qui était né d’expériences d’avoir ‘été utilisés’. Ou de ne pas avoir vu nos problèmes pris au sérieux. Impliquer des gens de couleur doit être fait de manière à leur donner un espace réel. Les blancs doivent comprendre qu’une approche entièrement nouvelle est nécessaire qui inclut le respect (si vous allez vers des gens de couleur en pensant que vous en savez plus qu’eux, vous créez une barrière). Alors vous ne pouvez pas approcher les gens en seuls termes quantitatifs, comme ‘donnons-leur 2 bourses.’ Les gens de couleur doivent avoir une place central dans le projet.”

Jia Ching Chen se souvient qu’une fois pendant la semaine de manifestations, il a été la seule personne de couleur parmi de nombreux anglos dans la cellule de détention. Il a essayé de discuter avec certains d’entre eux sur le besoin d’impliquer davantage de militants de couleur et sur l’importance du soutien des blancs pour cela. “Certains disaient, ‘nous voulons la diversité,’ mais ne comprenaient pas les dynamiques pour cela.” En d’autres termes, ils ne comprenaient pas les types de problèmes décrits par Coumba Toure. “D’autres conversations personnelles ont été plus productives,” ajoute t’il, “et quelques blancs ont commencé à réaliser pourquoi les gens de couleur pouvaient considérer comme oppressif le processus de développement de relations de travail avec les blancs.”

Malheureusement, l’héritage de la méfiance fut revigoré par quelques dirigeants syndicaux de l’ AFL-CIO durant la marche du 30 novembre. Ils ont choisi d’emprunter un parcours différent à travers le centre plutôt que de se joindre avec les autres vers le Convention Center et d’aider à bloquer la réunion de l’OIT. Pendant la marche vers le centre ville, il y eut selon certains témoignage des heurts avec le contingent de la Third World People’s Assembly, lorsqu’ils ont brutalement ordonné aux gens de couleur de se mettre sur le côté pour qu’ils puissent occuper les premiers rangs.

Néanmoins, si seul un petit nombre de gens d couleur est venu à Seattle,tous ceux avec qui j’ai parlé ont trouvé l’expérience extraordinaire. Ils ont exprimé le sentiment d’avoir été changé à jamais. “J’ai entrevu le futur.” “j’ai vu la possibilité de travailler ensemble.” Ils ont qualifié la mobilisation géante comme « un coup de fouet », si vous vous sentiez endormis. “Être là fut un réveil incroyable.” Naomi, une danseuse et musicienne philippine se souvient comment “au début beaucoup de gens du groupe étaient fatigués, grincheux et voulaient rentrer à la maison. Ca a changé complètement. Une des artistes venus avec nous, qui ne s’était jamais considérée comme militante politique, veut maintenant s’engager une fois de retour à Oakland. Seattle a créé de nombreux liens forts dans ma petite communauté de collègues et d’amis.”

Ils semblent penser avoir entrevu pourquoi, comme le chant des étudiants chicanos le dit , “il n’existe aucun pouvoir comme celui du peuple, parce que le pouvoir du peuple ne s’arrête jamais!”

Il doit y avoir un suivi véritable et une communication accrue entre les gens de couleur à travers le pays : les organisateurs de base, les militants, les travailleurs culturels, et les éducateur. Nous avons besoin de construire à partir des contacts établis (ou à établir) à Seattle. Même dans la région de la Baie, des militants qui pourraient construire des alliances de travail ne connaissent pas l’existence des uns et des autres.

Avec les manifestations de masse prévues les 16-17 avril à Washington, D.C. À l’occasion de la rencontre de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale, l’opportunité de construire à partir de la victoire sur l’OIT brille de mille feux. Plus que jamais, nous avons besoin de travailler sur notre ignorance des problèmes mondiaux avec des groupes d’études, des ateliers pour jeunes et des conférences. Nous devons établir des liens précis entre l’OIT et les luttes près de chez nous dans les communautés de couleur, comme cela a été souligné par Raj Jayadev et Lisa Juachon dans le Silicon Valley Reader: Localizing the Effects of the Global Economy, 1999.

Beaucoup d’exemples de comment l’OIT a affecté les pauvres gens dans les pays du tiers-monde ont été cités lors des actions de protestation. Par exemple, un pakistanais a communiqué à un groupe de travail comment, pendant des années, les sud-africains cultivaient des plantes médicinales pour traiter le SIDA à faible coût. L’OIT a décrété que cela était une concurrence « déloyale » vis à vis des compagnies pharmaceutiques cherchant à vendre leurs médicaments à prix forts. “Les gens meurent parce qu’ils ne peuvent pas se payer ces produits, a t’il dit. Un philippin a raconté que les agriculteurs indigènes étaient obligés d’utiliser des engrais contenant des poisons chimiques afin de concurrencer les pommes de terre importées bon marché. Ils quittent souvent leurs terres, ruinés, et cherchent ailleurs le moyen de survivre.

Mais il existe beaucoup d’exemples parlant ici même aux Etats-Unis

  • La politique de l’OIT encourage des salaires sous le seuil de pauvreté concernant les jeunes de couleur, y compris ici même.
  • Elle encourage la privatisation des soins, de l’éducation, de la protection sociale et autres services publics cruciaux, ainsi que des coupes budgétaires afin que l’industrie privée puisse s’en saisir et les transformer en sources de profit. Cela, couplé avec les salaires de misère, conduit à mettre en danger la vie des gens de la classe ouvrière et à criminaliser les jeunes en particulier.
  • Les employés de la Silicon Valley sont empoisonnés chimiquement par les puces électroniques sur lesquelles ils travaillent et qui apportent tant de richesse à d’autres. L’OIT ne veut pas réduire ces profits avec des protections pour les employés.
  • L’OIT a déclaré que c’était une « concurrence déloyale » que d’interdire l’importation d’essence dans laquelle sont utilisés certains produits chimiques cancérigènes Cela pourrait avoir un effet désastreux sur les américains, y compris les gens de couleur.
  • Et surtout, l’OIT est contrôlé par les grandes sociétés U.S. Elle est secrètement dirigée par quelques pays industriels avancés pour le bénéfice des riches et aspirants riches. L’OIT sert à appauvrir davantage les pauvres de tous les pays.

Armés d’un tel savoir,nous pouvons éduquer et organiser les gens de couleur. Comme Jinee Kim l’a dit lors du compte -rendu par les jeunes de couleur à San Francisco, “Nous devons travailler avec des gens qui peuvent ne pas savoir le sens de « mondialisation » mais ils la vivent.”
——————————————————————————————————————————-

NDT :

1.Voir par ex.Youth Confront California’s Prop 21 Louise Cooper

Elizabeth (Betita) Martinez est une militante et éducatrice Chicana qui a publié six livres sur les mouvements et occupe le poste de co-présidente de l’ Institute for Multi-Racial Justice. Son dernier livre s’intitule De Colores Means All of Us (South End Press).

Sur Elizabeth ‘Betita’ Martinez :

Towards Social Justice: Elizabeth ‘Betita’ Martinez and the Institute for MultiRacial Justice

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s