First of May Anarchist Alliance

 First of May Anarchist Alliance

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Qui sommes nous

Nous sommes une nouvelle organisation dont les membres ont une longue histoire de collaboration, dans certains cas remontant aux années 1980, avec une série d’organisations anarchistes révolutionnaires. Avec la création de M1 nous passons d’une affinité informelle à une présence organisationnelle construite, engagée pleinement dans les mouvements anarchistes, révolutionnaires et sociaux plus larges.

Comme individus et membres de M1, nous sommes actifs dans nos communautés et nos lieux de travail, au sein des syndicats et d’organisations telles que les Industrial Workers of the World et Solidarity & Defense.[aujourd’hui disparu]
Nous ne nous considérons pas comme une organisation régionale. Nous cherchons à la place des alliances transnationales .

Nous ne considérons pas non plus nécessairement comme un groupe “permanent”. Nous avons pour but une organisation fluide capable de répondre selon les circonstances tout en maintenant un nombre de membres engagés sur les principaux fondements anarchistes et révolutionnaires. Selon les besoins et les demandes du mouvements , nous reconceptualiserons et reconstruirons notre (nos) organisations (s). Autrement dit, il n’y a rien de statique dans le domaine des luttes; nous sommes ouverts à l’éventualité que tout ce que nous créons aujourd’hui devra être transformé demain.

L’affinité autour de M1 est fondé sur quatre principes, qui sont :
1) un engagement envers la révolution;
2) une orientation ouvrière;
3) un anarchisme non-doctrinaire, et;
4) une approche de l’organisation non sectaire et à plusieurs niveaux.

Les couleurs de M1 représentent notre engagement envers l’anarchisme les luttes sociales révolutionnaires et une perspective écologique – noir, rouge et vert.
Pour la Dignité, la Justice et la Liberté – Contre le Capitalisme et l’état!
Pour l’Anarchie!

Voir aussi Our Organization

M1 publie Revolution (trois numéros en ligne)

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Ce texte est un mix de deux traductions, celle de R&B et celle de René Berthier, dont certaines notes de bas de pages ont été gardées (NdR) Texte original : Our Anarchism

Notre anarchisme

[Note : Ce document a été écrit, réécrit, et « peaufiné » sur plusieurs mois, avec le projet final achevé en Janvier 2011. Il a été établi avant les soulèvements formidables à travers le Moyen-Orient,les frémissements du mouvement ouvrier aux États-Unis, ou les catastrophes horribles au Japon.
Alors que nous étions aussi surpris que quiconque sur les détails de ces développements, à bien des égards ces événements ont confirmé notre attitude exprimée dans ce document : la possibilité
de la révolution, le rôle décisif des classes ouvrières, l’importance de participer aux mouvements de masse émergents en tant qu’anarchistes, la nécessité d’intégrer les croyants dans l’organisation anti-autoritaire, l’obligation de s’opposer à l’Empire, etc. Nous ne pouvons pas voir l’avenir, et nous supposons que beaucoup de ce qui suit devra être réexaminé, re-travaillé ou remplacé – mais pour l’instant il résume encore utilement où nous en sommes].

First of May Anarchist Alliance January 2011

Au cours de l’année passée, le groupe du Michigan et du Minnesota a commencé, à partir d’un groupe affinitaire existant de longue date, à se reconstituer en une organisation anarchiste de lutte, la First of May Anarchist Alliance (M1) . Nous aspirons à construire une organisation anarchiste trans-continentale qui soit ferme sur les principes fondamentaux anarchistes, adaptable à l’évolution des terrains de lutte, avec un état d’esprit ouvert aux idées, aux influences et aux techniques nouvelles. Nous avons l’intention de participer à un ensemble de formations anti-autoritaires et anarchistes, tout en développant notre propre travail indépendant dans des secteurs plus vastes. Nous avons quelques préoccupations spécifiques et des points de vue qui justifient une existence organisée indépendante de tout
groupe existant.
La déclaration suivante n’est en aucun cas une élaboration globale ou détaillée de nos points de vue. Son but est de donner aux gens une idée de là où nous voulons en venir.

L’activité de M1 est construite autour de quatre principes :
1) un engagement envers la révolution ;
2) une orientation prolétarienne ;
3) un anarchisme non-doctrinaire ;
4) une approche non-sectaire et variée de l’organisation.

Révolution
L’anarchisme n’est pas seulement l’action directe, la décentralisation et l’opposition au capital, à l’État et à tout un ensemble d’oppressions. Il ne s’agit pas seulement de lutter pour s’assurer que les pratiques et les procédés du mouvement dont nous faisons partie reflètent nos valeurs libertaires et égalitaires. Il s’agit aussi de mettre en avant la « Révolution » dans les nombreuses discussions et débats sur le devenir de la société.

Renverser le système est devenu depuis longtemps un impératif moral, étant donné le prix qu’il a fait payer aux gens et à la terre. Maintenant, le saut radical vers une société alternative est de de
venu un acte de plus en plus nécessaire d’auto-défense écologique et sociale. Nous ne devons pas cacher cette évaluation à nos collègues, voisins, camarades de classe, à nos amis dans les mouvements sociaux, et à nos camarades. C’est la nécessité de la révolution qui, en partie, motive nos sentiments généraux de solidarité.

C’est le but, le programme et le plan qui dictent nos nombreux actes de résistance. Nous avons tous besoin de faire face à la nécessité de promouvoir la révolution dans notre vie et notre activité au jour le jour. Il n’est pas facile de faire cela d’une manière qui ne semble pas fantastique, délirante ou artificielle. La période actuelle a été marquée parun niveau relativement faible et intermittent de lutte et de conscience politique. Il y a eu une pression constante pour minimiser les aspects les plus radicaux et maximaux de notre politique. Contre cette tendance au conservatisme, nous nous engageons dans l’élaboration d’une conception bien plus recherchée et populaire de la révolution anti-autoritaire et du rôle des révolutionnaires anarchistes dans sa réalisation. La possibilité d’une rupture prolongée dans l’ordreactuel des choses s’accroît de plus en plus. Deux guerres ruineuses en Irak et Afghanistan ; Katrina et la marée noire de BP dans le golfe ; l’effondrement du système bancaire, la crise des saisies immobilières et la grave récession qui a suivi (et toute une série d’autres calamités et de crimes) ont fait qu’un grand nombre de personnes à gauche, au centre et à droite ont vu leur foi dans le système et dans les élites sérieusement ébranlée.
Une véritable rupture entraînera la montée des mouvements de masse, à gauche et à droite. On s’en aperçoit dans les mobilisations et contre-mobilisations, et dans les débats sur le système de santé, sur l’immigration, la culture et la religion (en particulier les attaques politiques et physiques contre les musulmans).

Ces développements laissent présager à la fois des dangers et des possibilités d’action. Nous ne pouvons pas simplement espérer que le cours des événements conduise les mouvements vaguement de gauche à attaquer fondamentalement le système sous-jacent lui-même ou à développer un caractère véritablement anti-autoritaire. Nous ne pouvons pas limiter notre rôle à amener les gens à se mobiliser autour de leurs préoccupations immédiates et faire confiance à une logique de lutte invisible pour mener à des résultats toujours plus radicaux et anti-autoritaires.

Une stratégie de gauche se développant progressivement, « un pas à la fois » ne suffira pas. Nous devons mener une lutte consciente pour une issue révolutionnaire et anarchiste ici et maintenant, si jamais il doit y avoir une avancée dans cette direction.

Une orientation prolétarienne
Nous voulons un mouvement anarchiste s’appuyant sur et ancré dans la classe ouvrière et les secteurs les plus pauvres de la société. La classe ouvrière a le potentiel à la fois de secouer et de remodeler la société. Nous ne rejetons pas les compétences, les préoccupations ou les contributions des autres couches –mais une solide composition ouvrière est nécessaire pour toute transformation sociale totalement libératriceet égalitaire.

Si la classe ouvrière doit être une force de libération, un grand nombre de personnes doit abandonner l’idée de défendre ou de restaurer une existence précaire de classe moyenne. (En d’autres termes, lutter pour la ré-inclusion dans un compromis social et environnemental se révèle de moins en moins viable.) Au lieu de cela, nous devons militer pour une organisation ouvrière indépendante qui encourage et défend de manière agressive la lutte et l’auto-organisation de tous les exclus et les opprimés en tant qu’alliés dans une lutte pour une société alternative.

Les anarchistes doivent, de plus, se mettre en position d’aider à créer de tels développements. En tant qu’individus et en tant que collectifs, nous avons besoin d’évaluer avec soin où nous travaillons, où nous vivons et où nous nous organisons. Dans ce cadre, nous devons systématiquement renforcer nos relations personnelles et politiques par notre participation à une série de luttes petites et grandes. Nous ne devrions pas dévaloriser comme non-politiques les actes personnels de solidarité, de compassion et d’amour. En revanche, nous ne devrions pas supposer un manque d’intérêt dans nos idées les plus grandes ou les plus controversées.

Nous devons nous impliquer intimement dans la vie et dans les débats parmi les travailleurs de base et les personnes pauvres. Nous nous opposons à la tendance répandue d’accepter des positions de permanents dans les syndicats et les organisations à but non lucratif qui nous situeraient en dehors de la base et nous rendraient dépendants et liés à la hiérarchie réformiste.De même, alors que nous avons besoin d’un mouvementqui inclue des intellectuels sérieux et des artistes, il nous fautaussi rester sur nos gardes contre les aspects négatifs du carriérisme académique et de l’isolation de la sub-culture.

Un mouvement de travailleurs
Armés de principes et de concepts anarchistes (et d’une bonne dose d’énergie et de créativité), nous devons essayer de faire resurgir dans la classe ouvrière une culture d’indépendance, d’action directe et de solidarité à une échelle et au développement coopératif de stratégies alternatives décentralisées pour prendre en charge des problèmes sociétaux en dehors de, et en opposition aux structures gouvernementales conventionnelles.

Nous comprenons très bien que cela impliquera en amont une bataille méthodique d’éducation, d’agitation et d’organisation. Le but est un front uni anti-autoritaire de tout ce qui pourra être rassemblé chez les travailleurs salariés, les immigrants, les pauvres exclus des villes et des campagnes –et regroupant autour de lui des travailleurs sympathisants de l’artisanat indépendant et des services, des commerçants, des petits agriculteurs, artistes, savants, des professionnels de la santé et de la science. Cela pourra être fait par des conférences, des meetings, des assemblées et par la lutte commune d’un réseau de formations collaborant entre elles.

Un tel front uni pourrait, s’il avait suffisamment de poids, agir comme une sorte de point de ralliement contre les classes capitalistes corrompues et irresponsables, contre les mouvements de droite racistes et nationalistes et contre une dissolution sociale générale.

L’histoire du capitalisme est inextricablement liée à la suprématie blanche et au système patriarcal ; elle a donc laissé de profondes traces d’inégalité structurelle dans l’économie et la société. Malgré les progrès sur le front de l’égalité formelle, l’économie déclinante et mouvante, couplée à la négligence envers l’infrastructure sociale et éducative, a marginalisé de larges secteurs de la population, créant une classe de plus en plus importante de personnes définitivement exclues. Cette situation touche le plus les Noirs, les métis (latinos) et les peuples autochtones. La pauvreté continue fortement à être une pauvreté de genre, touchant les femmes et les enfants. Les luttes contre le patriarcat, le racisme et le capitalisme doit devenir une seule lutte.

Une orientation axée sur la classe ouvrière ne rejette pas ou ne néglige pas la nécessité de mouvements autonomes organisés des personnes de couleur, des femmes, des GLBTQ (1) ou d’autres personnes, même si elles ont un caractère inter-classe.Les anarchistes doivent être actifs dans ces formations (et les soutenir), travaillant à faire adhérer le plus d’éléments militants autour des revendications les plus radicales de ces mouvements ainsi qu’à former des alliances d’action directe avec une série d’autres luttes populaires et ouvrières.

Les syndicats
Nous voyons les syndicats traditionnels comme ayant un caractère double. D’une part, les syndicats au cours du temps (et quelques-uns dès le début) se sont intégrés dans le fonctionnement régulier du capitalisme, devenant des partenaires fiables de l’élite dirigeante dans la gestion économique et dans l’arène politique. D’autre part,en dépit de cela (ou non), les syndicats maintiennent un espace où les luttes ouvrières émergent effectivement et sont soit freinées soit encouragées. Par conséquent, notre approche n’est pas limitée à une seule tactique organisationnelle.

Nous sommes opposés à la bureaucratie syndicale pro-capitaliste, n’avons d’illusions sur aucun « mouvement » venu d’en haut, et rejetons donc l’approche simpliste consistant à « Construire les syndicats ». Mais selon le lieu de travail, l’industrie et le syndicat, nous entendons participer pleinement aux syndicats, aux mouvements de réforme syndicale, aux mouvements de base extra-syndicaux – en tant que révolutionnaires et anarchistes. Nous aurons besoin d’évaluer soigneusement toutes les possibilités d’assumer des mandats d’élus dans les syndicats ou les associations, en étant clairs sur ce que nous tentons de faire, ce que nous pourrions effectivement réaliser, aussi bien que le temps que nous y consacrerions.

Nous sommes également membres des IWW dont nous soutenons la réémergence, de centres ouvriers et d’assemblées ouvrières et autres formations ouvrières hors des syndicats traditionnels. Nous comptons réfléchir plus profondément sur notre point de vue concernant le mouvement ouvrier dans l’avenir.

Pour un anarchisme non doctrinaire L’anarchisme est à la fois révolutionnaire et hétérodoxe. Nous maintenons notre hostilité à la politique conventionnelle. Nous sommes opposés aux programmes et aux méthodes des bureaucraties syndicales et associatives, y compris leurs variantes les plus à gauche. Nous ne sommes pas dupes des autoritaires de gauche, qui eux-mêmes se drapent de manière opportuniste dans des vêtements anti-autoritaires, mais n’ont pas sérieusement examiné leurs pratiques passées et présentes.

Synthèse anarchiste-marxiste?
Il y a ceux qui pensent qu’une sorte de synthèse de l’anarchisme et du marxisme est nécessaire. Il y en a d’autres qui entendent développer diverses variétés de marxisme conseilliste, autonomiste ou libertaire. Nous rejetons cette approche. Il ne fait pas de doute que le marxisme a été le principal
cadre de travail de la gauche pendant le siècle passé. Nous devons apprendre ce que nous pouvons du vaste ensemble de penseurs et de combattants liés à cette tradition –mais de notre point de vue le marxisme est trop corrompu par son noyau résolument centraliste, élitiste, déterministe et amoral pour offrir un cadre pour l’émancipation de la classe ouvrière et de l’humanité.

Nous nous engagerons dans des débats, des discussions et un travail commun avec des gens sérieux et honnêtes et avec des mouvements issus des courants marxistes. Nous chercherons à clarifier les similitudes et les différences, tout en défendant le point de vue et l’approche anti-autoritaires.
En effet, nous aimerions recruter quelques-uns des marxistes à notre programme anarchiste.

Nous croyons que la théorie et la pratique anarchistes doivent être renouvelées et développées. Bien qu’il existe des limites et des lacunes dans les domaines de la théorie et de la pratique, il y a également, du passé et du présent de l’anarchisme, beaucoup à découvrir, à évaluer et à retenir. Cette histoire est riche et continue de fournir une base solide pour une tendance historique viable et pour un mouvement combattant aujourd’hui.

Ce qui suit est à la fois notre point de vue sur les différentes positions anarchistes et notre pensée sur les domaines du débat anarchiste. Notre tentative est de définir de manière plus large la manière dont nous considérons les grandes traditions anarchistes. De bien des manières, ce qui suit représente aussi bien les influences que nos points de départ.

L’anarcho-syndicalisme
Il y a beaucoup de choses à retenir de l’anarcho-syndicalisme. Il a une orientation ouvrière, un sens développé de l’organisation, et il donne à juste titre une grande importance à l’action directe et à la grève générale. L’une des plus profondes transformations de la société humaine, la révolution espagnole, a été en grande partie due à un mouvement anarcho-syndicaliste.

Toutefois, l’anarcho-syndicalisme tend vers un réductionnisme de classe, le dogmatisme de l’organisation (« One Big Union »(2), « La CNT était mon berceau , elle sera mon tombeau »), et minimise les dimensions sociales, politiques et culturelles de la lutte. Il a montré d’une part de fortes tendances vers le centralisme et le réformisme progressif, vers le purisme isolationniste au sein du mouvement ouvrier, d’autre part.

Des changements dans les systèmes industriels globaux ont contesté, mais pas éliminé l’anarcho-syndicalisme comme force potentielle. Cela dit, nous nous appuyons encore fortement sur ses meilleurs aspects. Des membres de M1 sont des militants actifs des Industrial Workers of the World (IWW).

L’Anarchisme-communisme
L’autre principale école de la tradition anarchiste révolutionnaire tente d’avoir une vision plus holistique et une approche flexible de l’organisation. Il ya beaucoup à tirer de ses pratiques, de ses écrits, et de son héroïsme aussi.
Dans ses premières formes l’anarchisme-communisme a été affaibli par son excès d’optimisme concernant une nature humaine « anarchiste », qui l’a conduit à la fois à l’opposition à l’organisation (« La rue nous organisera ! ») et à la propagande par le fait.

L’anarchisme-communisme moderne, qui recoupe dans une large mesure le « plateformisme » actuel, tord le bâton trop loin dans le sens opposé. Alors que leur sérieux organisationnel et leur engagement dans la lutte de masse sont exemplaires, l’influence de certaines formes et pratiques (pas nécessairement politiques) rappellent à l’évidence les groupes trotskystes.

Le communisme libertaire peut, ou peut ne pas être,notre préférence à long terme, mais nous n’en faisons pas un point d’unité. Contre toute insistance dogmatique selon laquelle la société révolutionnaire doit être organisée sur des bases spécifiquement communistes,nous faisons de la coopération et de l’expérimentation nos mots d’ordre. On ne peut pas contourner le fait qu’une révolte de masse réellement organisée produira diverses tentatives de reconstruction sociale. La fixation sur, et le zèle concernant la poursuite d’une forme particulière est une chose dangereuse, quelle que soit l’intention.

Les anarchistes communistes ne parviennent généralement pas à prendre au sérieux le problème de l’étiquette « communisme » dans un monde où des millions de personnes ont été assassinées sous la bannière du « communisme ». En tant que révolutionnaires ayant une expérience dans les zones où se trouvent de grandes communautés d’immigrés polonais, hmong (3) , balkaniques, d’Afrique de l’Est, ce n’est pas pour nous une question académique.

L’anarchisme vert et l’éco-anarchisme
Avec les Verts et les éco-anarchistes, nous partageons l’opinion selon laquelle la crise écologique est profonde et la société industrielle doit être radicalement réorganisée. Les tendances généralement associées avec les traditions anarchistes de lutte de classe doivent intégrer les préoccupations écologiques dans leur vision. La vie économique surgit des relations humaines avec la terre. La manière dont cette vie est constituée et organisée d’une manière décentralisée doit être profondément enraciné dans notre politique.

Les technologies et l’industrialisation développées et maîtrisées au service de la société autoritaire et capitaliste refaçonnent constamment notre monde. Nous sommes les témoins d’une croissance inimaginable et effrayante de l’agro-industrie et de l’urbanisation. Ce processus déracine des peuples et des traditions fondées sur la terre, leurs connaissances et leur capacité à être auto-suffisants et autonomes, créant une culture consumériste dans laquelle des secteurs importants de la population sont réduits à de la main-d’œuvre bon marché, et créant les conditions de l’extinction de masse des espèces de la planète : l’Homme, les non-humains et les plantes.

Un exemple significatif de ce cours dévastateur se trouve dans le fait que les sociétés du capitalisme transnational ont créé de grandes zones économiques qui, combinées avec l’aggravation de lacrise des peuples arrachés à la terre, développe de grandes villes-usines de type maquiladoras (4) entourées de vastes bidonvilles 10. Quelle que soit la combinaison des facteurs, ces villes-usines peuvent être abandonnées par les classes capitalistes avec la délocalisation du travail dans d’autres régions jugées plus gérables et aux risques moins coûteux. Les zones – qu’elles soient en plein développement capitaliste ou abandonnées – deviennent des bio-catastrophes.

Il y a une résistance qui va des insurrections rurales menées par les paysans et les peuples autochtones, à l’organisation indépendante à l’intérieur des murs des villes-usines. Certaines tendances au sein du mouvement anarchiste vert ignoreraient ces luttes, défendant simplement à la place l’effondrement de la société industrielle. Nous plaidons pour la mise en relation des forces rurales et urbaines dans un mouvement qui pourrait refaçonner le terrain qui nous est imposé par le capitalisme.

Dans quelques-unes des villes désindustrialisés abandonnées par le capitalisme, y compris là où nous sommes actifs, de nouveaux mouvements d’agriculteurs communautaires, des militants pour une alimentation saine (5), et des projets de réappropriation de la terre ont vu le jour. Ces nouvelles formations ont créé des réseaux qui s’étendent sur des régions entières, englobant la ville, la banlieue et les terres plus traditionnellement reconnues comme agricoles. Nous soutenons ces projets autonomes et nous soutenons leur liaison avec les mouvements sociaux d’opposition.

Nous nous opposons tout à fait aux tendances importantes dans les mouvements « verts » qui adoptent une idéologie de classe anti-humaine et anti-ouvrière. Nous rejetons et luttons contre toute idée raciste et sexiste, par exemple ceux qui s’opposent à l’immigration et soutiennent les contrôles de la population.

L’insurrectionnalisme
Nous ne croyons pas que le changement révolutionnaire nécessaire puisse être obtenu par une série de réformes accumulées ou par une communauté en expansion de pratiques anti-autoritaires. Il y aura besoin d’un soulèvement des opprimés et des exploités contre la classe dirigeante. La terre et les lieux de travail doivent être saisis, la police et les militaires désarmés et la volonté des gouvernants brisée. Une insurrection de masse et populaire sera nécessaire pour la transformation révolutionnaire que nous voulons.

Ce besoin évident a suscité plusieurs tendances –anarchistes et d’autres –à s’identifier comme «insurrectionnalistes ». Les insurrectionnalistes rejettent la gestion des mouvements bureaucratiques de gauche et la médiation, et sont à juste titre méfiants envers l’organisation qui tend tout simplement à l’auto-perpétuation. Toutefois, les insurrectionnalistes créent une idéologie qui a ses propres fétichismes particuliers et, ce faisant, ils mettent en avant un programme plutôt dogmatique en ce qui concerne la (non)organisation et la tactique acceptables.

Tandis que nous nous réjouissons d’une approche radicale et de la confrontation avec le réformisme (y compris parmi les anarchistes), nous ne sommes impressionnés par aucune caricature paresseuse d’insurrection. L’activité militante mal pensée, dédaigneuse de son isolement par rapport aux communautés ouvrières plus larges et aux mouvements sociaux présente peu de danger. Le Black Bloc, par exemple, qui a été utile comme démonstration de force et comme protection pour le mouvement anarchiste, est trop souvent devenu un ghetto culturel isolé et surveillé par l’État, avec une portée et une influence limitées.

La révolution ne peut pas être téléguidée. Les actions récentes de la « Fédération anarchiste informelle » en Italie montrent un mépris total pour les victimes ouvrières et une complète surdité aux besoins réels de la lutte et de la capacité de l’État à prendre avantage de leurs actions pour consolider le contrôle et conserver l’initiative.

Notre critique de l’ « insurrectionnalisme » n’est pas le rejet de l’action militante de confrontation directe et d’auto-défense (6), ni la limitation de la lutte à un horizon lointain. L’histoire et l’expérience de nos membres, en particulier au sein du mouvement antifasciste, mais également dans d’autres luttes, est l’histoire de la construction de la combativité populaire, du développement de nos capacités, et en général, de la conservation de l’art insurrectionnel.

Un anarchisme sans trait d’union
De ce qui précède, nous espérons montrer notre engagement à écouter et à apprendre des différentes traditions et des tendances existant au sein de l’anarchisme –sans nous situer nous-mêmes dans un registre idéologique étroit. Cela ne veut pas dire que nous encourageons une organisation fourre-tout sans clarté ou orientation. Nous sommes décidés à construire un groupe ayant une politique anarchiste cohérente et la capacité à effectuer un travail et à mener des discussions démocratiquement. Mais nous le faisons avec un sentiment d’humilité et la compréhension que la politique que nous souhaitons développer ne réside actuellement dans aucune des tendances anarchistes.

L’anarchisme, l’Empire et la libération nationale
Deux attitudes ont dominé l’approche anarchiste moderne envers les mouvements de libération nationale. Les deux sont inadéquats et ont contribué à maintenir l’anarchisme à l’écart des grandes luttes contre l’impérialisme et pour l’autodétermination.

La première approche condamne tous les mouvements de libération nationale –de haut en bas et toutes tendances confondues – comme étant intrinsèquement capitalistes et étatistes et donc comme ennemies semblables à l’Empire. C’est ce qui justifie alors le refus de solidarité envers les personnes victimes de l’impérialisme. Outre que cette attitude est totalement immorale, elle laisse les idées anarchistes à l’écart du terrain de jeu du monde impérialiste.

La seconde approche erronée élimine également l’anarchisme comme pôle politique indépendant en soutenant sans esprit critique quelque force ou leader que ce soit qui combat (ou s’affiche contre) l’impérialisme US ou autre. La critique anarchiste traditionnelle de la hiérarchie, de l’État et du patriarcat sont mis de côté de manière à soutenir le « leadership » de la résistance.

Face à tout cela, nous sommes favorables à la participation des anarchistes aux mouvements contre l’Empire, et pour l’autodétermination, en préconisant l’anti-autoritarisme, l’internationalisme, des sociétés décentralisées et de coopération comme alternatives aux projets oppositionnels social-démocrates, capitalistes d’État ou fondamentalistes religieux. Nous voyons en cela le maintien des meilleures traditions du mouvement anarchiste.

Pour ceux d’entre nous qui vivent et travaillent en Amérique du Nord, nous avons une responsabilité particulière dans l’opposition aux guerres d’occupation en cours en Afghanistan, en Irak et en Palestine et dans d’autres pays à travers le monde. Nous devons aider à construire une conscience, des mouvements et les actions anti-guerre, mais aussi demeurer fermes contre l’hystérie raciste dirigée ici contre les communautés musulmanes, arabes, et Afrique de l’Est.

La criminalisation de ceux qui soutiennent les principaux mouvements en Palestine, au Liban, en Somalie et dans d’autres pays empêche les mouvements anti-guerre et ces communautés d’immigrants de pleinement s’exprimer et d’engager le dialogue et le débat sur le cours de la lutte. Nous devons combattre cette criminalisation tout en clarifiant notre critique des organisations de résistance spécifiques ou dominantes
Nous croyons qu’il est essentiel que le coût de l’Empire soit souligné dans notre travail de masse au sein du mouvement ouvrier et dans d’autres mouvements sociaux. Les guerres au Moyen-Orient sont directement liées aux réductions budgétaires massives exigées par les patrons et les politiciens en matière d’éducation, de services sociaux et de retraite. Il ne sera pas possible de résister à ces réductions ou d’exposer nos exigences pour nos besoins sociaux sans affronter les coûts de la machine de guerre. Une base construite sur d’étroites revendications syndicales ne sera pas suffisante pour développer les noyaux révolutionnaires nécessaires pour aider à créer le rapport de force nécessaire.

Notre conception de l’Empire ne comprend pas seulement la projection vers l’extérieur de la domination économique, culturelle et militaire, mais aussi le fait que les États-Unis et le Canada sont eux-mêmes construits sur la colonisation des terres autochtones en Amérique du Nord. Une opposition cohérente à l’Empire doit impliquer une opposition à l’État américain. Notre vision demande que l’Empire soit démantelé, pas qu’un quelconque drapeau rouge flotte sur la Maison Blanche.

Nous considérons également que l’organisation de l’Empire n’est pas statique et que la mondialisation continue du capital et la montée des institutions économiques et supra-étatiques se traduira par le constat que l’impérialisme aussi bien que les luttes contre lui sembleront et seront différents de ce qu’elles étaient lors des époques précédentes. Nous allons continuer d’étudier et de discuter les implications de ces changements et ce que cela signifie pour notre travail.

La Religion
Les anarchistes et les organisations anarchistes se sont massivement perçus comme des athées militants. Compte tenu de l’histoire de notre mouvement, ce n’est pas surprenant. La Russie, l’Italie et l’Espagne sont au centre de la plus grande partie de l’histoire de l’anarchisme. Ce sont des sociétés dominées par des Églises d’État uniques liées à des classes de propriétaires terriens particulièrement réactionnaires. Ce n’est donc pas une surprise si la plus grande partie de l’opposition à ces régimes obscurantistes était activement anticléricale.

Le mouvement anarchiste d’aujourd’hui s’est lui aussi largement formé dans les luttes contre les mœurs conservatrices et réactionnaires incarnées par la soi-disante droite chrétienne. Ce n’est pas
étonnant que notre mouvement ait maintenu une position irréligieuse.

M1 renonce à cette position parce que nous croyons qu’il s’agit d’une réminiscence non-anarchiste mais compréhensible du passé. En outre, nous croyons qu’il s’agit d’un obstacle au développement
de la présence de notre mouvement dans de nombreux secteurs de la classe ouvrière et des opprimés.

Les hypocrites mis à part, la croyance spirituelle est strictement personnelle. Le fondement de l’anarchisme est la défense et le développement de chaque personnalité humaine unique. L’aspect social révolutionnaire de l’anarchisme vient de la prise en compte que les oppressions liées au genre, à l’ethnie, à la classe, au sexe, et l’exploitation, font violence à la personne et doivent être combattues collectivement. Si nous liquidons l’individualité au cours de nos efforts collectifs, nous nous positionnons sur la même pente glissante que les autoritaires.

Notre expérience montre que certaines personnes, motivées par leurs croyances religieuses et leurs valeurs, s’intéresseront à notre activité et à notre organisation et feront un pas en avant. Beaucoup pensent que notre militantisme est motivé également par de telles croyances et sont surpris de trouver que nous avons des opinions athées. Si une personne croyante s’unit à nous dans la lutte et est intéressée par nos vues plus générales, devrait-elle être soumise à un humour sectaire ou à des plaisanteries oiseuses sur les croyants, Jésus, Allah, etc. ? Alors que c’est leur version personnelle de la croyance religieuse qui motive leur propre résistance et leurs sentiments de solidarité ? Cela arrive trop souvent dans notre mouvement.

La manière dont on agit devrait être la base de notre affinité révolutionnaire. Nous ne nous soucions pas de savoir quelle philosophie personnelle motive une personne ou un groupe envers le point de vue et le combat anti-autoritaires. Nous débattons avec des gens sur des questions portant sur des faits incontestables (tels que l’évolution). Nous nous confrontons et luttons contre des gens qui ont des points de vues réactionnaires et/ou patriarcaux sur la théologie (et la politique). Nous résistons activement contre l’autorité fondée sur la religion. Dans le même temps, nous ne décourageons pas ou ne rangeons pas dans un placard les aspects de la croyance personnelle qui font avancerles gens en tant que révolutionnaires. Le mouvement dont nous avons besoin doit être de masse, déterminé, et ouvert aux John Browns, Zapatas, Dorothy Days et aux Malcolms d’aujourd’hui

Un regard en arrière sur le mouvement des droits civils et de libération des Noirs, et un regard attentif sur certaines des organisations et proto-mouvements d’aujourd’hui montre un autre enseignement. Nous constatons chez les organisations de type religieux une activité significative dans les domaines de la justice sociale, de l’immigration, de l’opposition à la guerre, des droits des travailleurs, des transports urbains, entre autres. Ces formations sont encore définies et limitées par leur libéralisme, mais attirent vers les aspects sociaux et démocratiques de leur politique une nouvelle couche de militants énergiques parmi les jeunes et les travailleurs. Dans les années à venir, le chaudron de la lutte mènera sans aucun doute à une radicalisation de certains éléments, voire des fractions de ces organisations, de ces coalitions, etc. Nous ne devrions pas laisser les obstacles inutiles se dresser entre nous et ces évolutions.

Une approche de l’organisation non sectaire et à plusieurs niveaux

Nous sommes pour la création de fédérations anti-autoritaires/anarchistes régionales, nationales, continentales et même de dimensions mondiales. En plus de lancer et de définir des campagnes et des projets anarchistes indépendants, ces fédérations doivent avoir un caractère de masse et être capables d’intervenir au sein de la gauche la plus large et de l’influencer.

On ne peut qu’émettre des hypothèses sur les contours et la nature de ce large mouvement que nous anticipons.

Nous pouvons être certains qu’il sera composé de différentes formations sociales émergeant de diverses communautés et ayant des préoccupations variées. Certaines formations seront de courte durée, mais d’autres seront plus durables et pourront potentiellement évoluer de manière radicale. De nouveaux courants avec des tendances anti-autoritaires émergeront sans aucun doute de ces formations et de leur mouvance. Les militants anarchistes doivent être à l’intérieur et contribuer à ces évolutions, tout en construisant des projets indépendants.

A l’intérieur des mouvements larges, nous devrons (avec les nouveaux courants) composer avec les forces qui entendent dominer ces mouvements. Les libéraux, parfois pressés et poussés par des organisations plus formellement de gauche et même autoproclamées “révolutionnaires”, mais le plus souvent alliés à elles, tenteront d’isoler et de bloquer les éléments et les actions les plus radicaux. Le but des libéraux est de subordonner la gauche sociétale à une stratégie pro-capitaliste de cooptation et de réformes gouvernementales (dans le sens le plus limité du terme) dans une tentative de stabilisation du système existant en déplaçant et en remaniant certaines des structures actuelles de domination et d’exploitation.

En luttant contre un mouvement social de droite de plus en plus agressif, ils auront du mal à trouver des moyens efficaces pour affronter et diviser politiquement cette dure réalité. Leur timidité et leurs méthodes étatistes conduiront plutôt à des résultats néfastes et tragiques.

Avec des ennemis à gauche et à droite, la gauche anti-autoritaire devra être organisée. Dans l’avenir, les batailles sociales et politiques sérieuses se joueront sur les scènes régionale, nationale et internationale. Le mouvement anarchiste aura besoin de développer des formes d’organisation pour coordonner ces niveaux. On ne peut nier ceci, pas plus qu’on ne peut nier cette vérité, que nous avons besoin de bases sociales solides dans d’innombrables lieux.

Toute coordination/fédération anarchiste nord-américaine sérieuse, enracinée et efficace, ne peut se former qu’à la suite d’une courbe ascendante de politisation, de lutte et d’organisation axées sur la solidarité et la survie. La combinaison politique et organisationnelle précise de telles formations se formera et se constituera dans la lutte. Toutefois, il est crucial que la discussion et les premiers pas commencent ici et maintenant.

Nous sommes pour un front commun dans l’action et l’entraide de tous les courants anti-autoritaires et anarchistes.

Nous ne nous soucions pas de savoir si les personnes et les groupes qui se proposent sont motivées par la volonté de développer la tradition anarchiste, ou s’ils sont attirés vers le point de vue libertaire-égalitaire par la voie de différentes positions religieuses, écologiques ou politiques.

Nous sommes pour un engagement simple et clair envers :
a) une société libre, décentralisée et coopérative réalisée par une rupture radicale avec le système ;
b) l’action directe et de masse, indépendante de la politique conventionnelle ; et
c) une collaboration volontaire des individus, groupements, formations sectorielles et sociales qui fondent leur activité sur la base de la délibération respectueuse, et orientées par l’idée que tout le monde doit avancer et personne ne doit être laissé pour compte.

Nous soutenons les efforts fédérateurs d’une riche variété de groupements. Outre les organisations régionales et nationales constituées autour de programmes et de théories sociaux et politiques spécifiques, nous cherchons la liaison directe des campagnes en cours, cliniques, cuisines, projets antifascistes, centres autonomes des travailleurs et de quartier, clubs d’art et de sport, groupes syndicaux, comités indépendants de travailleurs et syndicats radicaux, pour n’en nommer que quelques-uns.

La nature extensive d’une telle alliance, seule, peut contribuer à sa vitalité et à son innovation. Les groupes spécifiquement programmatiques peuvent apporter, du passé et du présent du mouvement anarchiste international, de nombreux et précieux enseignements. Tout cela est dans le champ des compétences, de l’expérience et des contacts cumulés de leurs membres. Les projets de militantisme dans des domaines spécifiques contribuent à une ouverture vers l’extérieur et à un ensemble de compétences beaucoup plus diversifiées.

Nous devons être constamment soucieux de préserver et approfondir le caractère anti-autoritaire de toutes nos organisations, à tout moment. Les pressions en faveur de l’efficacité, de la délégation de tâches, de l’inégalité des niveaux d’éducation, de l’expérience et des compétences sont problématiques, mais inévitables.
Les tentatives de remédier à cela ne peuvent pas être uniquement structurelles. La question politique de l’idéologie, de l’instrumentalité et des valeurs est essentielle.

Dans la période à venir First of May définit ses raisons d’être et les tâches à venir comme suit:
1. Défendre et développer les idées exposées dans cette déclaration. Dialoguer et débattre de ces questions de stratégie révolutionnaire, et d’autres questions, avec d’autres individus et groupes.
2. S’engager de manière systématique dans l’éducation et l’agitation populaire anarchiste, et particulièrement ses propositions maximales.
3. Aider nos membres et amis à approfondir et à étendre à la fois leur travail dans la classe ouvrière et dans le mouvement. Autant que possible par notre engagement continu dans notre (semi)travail de masse habituel.
4. Renforcer la compréhension et les liens entre anti-autoritaires aux niveaux métropolitain et régional. Nous sommes pour l’organisation de cercles et de réseaux sur des bases programmatiquement et structurellement minimalistes afin que chacun accroisse sa connaissance des projets des autres et mène occasionnellement des activités communes, éducatives et sociales. Développer au fil du temps une présence visible et coordonnée des anarchistes et des anti-autoritaires dans des rassemblements et des actions intéressant de plus larges couches de la population
5. Poursuivre notre engagement au sein de la Class Struggle Anarchist Conference (CSAC) (7)
tout en prônant une discussion politique et stratégique plus ciblée et plus approfondie et plus de coordination de l’activité concrète.
La création du Groupe de Travail ouvrier inter-organisationnel – CSAC, la rencontre qui a suivi à la Conférence du travail de 2010 et la discussion sur une publication sont des premiers pas importants . Il y a une sérieuse possibilité et le potentiel pour développer une présence anarchiste dans le mouvement ouvrier, attirer de nouveaux éléments extérieurs au CSAC et renforcer notre travail local existant à travers cet organisme.

Nous encourageons la formation d’autres groupes de travail dans d’autres sphères de lutte. Nous avons un intérêt immédiat à communiquer avec les gens en ce qui concerne la création de groupes de travail antifascistes et anti-impérialiste/militariste et nous sommes ouverts à d’autres, dans notre cheminement. Des groupes de travail qui collaborent avec une façade et une activité publiques renforceront notre mouvement commun.

First of May Anarchist Alliance
Janvier 2011

1. NdR Gays, lesbiennes, bisexuelles, transgenres et queer.
2. NdR « Un seul grand syndicat » », slogan des IWW.
3. NdR Minorité nationale dans la Chine du Sud.
4. NdR Les maquiladoras sont des zones de traitement pour l’exportation, des sortes de zones franches. Le terme désigne une usine qui bénéficie d’une exonération des droits de douane pour pouvoir produire à un moindre coût des marchandises assemblées, transformées, réparées ou élaborées à partir de composants importés ; la majeure partie de ces marchandises est ensuite exportée.
5. NdR Food activists.
6. N R&B Militancy et militant ont ici un sens de confrontation directe avec la police et de destruction de biens que ne rendait pas la traduction de René
7. NdR La Conférence des Anarchistes de Lutte de Classe réunit les anarchistes favorables à l’organisation qui pensent que la lutte des classes, l’implication dans les mouvements de masse et la révolution ne sont possibles que venant de la classe ouvrière mondiale, pas d’une minorité radicale isolée.
La 2e rencontre en 2009 fut appelée par les organisations suivantes : Buffalo Class Action, Common Action (Pacific Northwest), Common Cause (Ontario), Four Star Anarchist Organization (Chicago), Miami Autonomy and Solidarity, Michigan-Minnesota Group, Northeast Federation of Anarchist Communists (NEFAC), Solidarity and Defense (Detroit/Lansing), and the Workers Solidarity Alliance (WSA). Il y eut une 3e rencontre en juillet 2010.

René a réagi au chapitre « Religion » dans un texte États-Unis, anarchisme et religion

 

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