Controverse : Les Anarchistes dans la Révolution Espagnole

Controverse : Les Anarchistes dans la Révolution Espagnole
Sam Dolgoff

Texte original : Controversy: Anarchists in the Spanish Revolution Extrait de « Fragments: a Memoir« , Sam Dolgoff Refract Publications, Cambridge, 1986

En 1974, ou début 1975, j’ai écrit la critique d’un livre de Carlos Semprun Maura Revolution and Counter-Revolution in Catalonia 1 (Edition française 1) pour le journal anarchiste anglais Freedom. Dans cet article, je critiquais à la fois Semprun Maura et le livre de Vernon Richards Lessons of the Spanish Revolution 2 pour avoir présenté une interprétation déformée et exagérément simplifiée des événements – un scénario. Cela a provoqué une répartie virulente de la part de Richards (trois ou quatre articles dans Freedom).

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Plus de quarante ans après la défaite tragique de la révolution espagnole – de 1936 à 1939 – la question de la participation anarchiste dans le gouvernement républicain et le rôle des anarchistes dans la révolution est une question essentielle encore débattue – encore pertinente. J’inclus ma polémique avec Richards dans ces mémoires à cause de l’impact émotionnel de ces années tumultueuses et dans la mesure où ces événements ont profondément influencé mes pensées et le cours de ma vie.

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Puisque les sources principales de la critique de Richards de la politique anti-anarchiste de la CNT-FAI de participation gouvernementale sont les historiens opposés à la participation José Peirats et Gaston Leval (Richards a traduit du français le livre de Leval Collectives in the Spanish Revolution 3 ),je me réfère principalement à la fois à Peirats et Leval pour réfuter ses affirmations. Richards écrit comme un procureur, mais il ne me considère pas comme un avocat pour la défense. Personne ne peut être complètement objectif mais j’ai fait de mon mieux pour présenter une analyse documentée et impartiale sur ces questions.

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La « bête noire » de Semprun Maura tout comme de Richards est la « bureaucratie » de la CNT-FAI. Pour eux, la « bureaucratie » est dans une large mesure responsable de la défaite de la révolution anarchiste. Que « quelques responsables furent infectés par le virus du pouvoir » (comme le dit Leval) est assez vrai. Mais accuser la CNT de s’être transformée en dictature bureaucratique virtuelle est une exagération grossière, frôlant la calomnie.
La tentative de Richards pour réfuter mon affirmation que la CNT était structurée de manière à réduire au minimum le danger de la bureaucratie ne fait que démontrer qu’il ne sait pas de quoi il parle. Il admet par inadvertance qu’il ne possède aucune preuve réelle pour étayer l’existence de la prétendue « bureaucratie ». « Je n’ai jamais vu de compte-rendus de la composition [de la bureaucratie], de son rôle ou si [les bureaucrates] étaient payés ou non…. »
Abel Paz, qui a combattu pendant la révolution, dans son récit comme témoin oculaire, Durruti: The People Armed 4 (pp. 244-5), décrit comment Durruti, toujours vigilant envers les dangers de la bureaucratie, a étudié la question:

« …les sièges nationaux de la CNT n’étaient pas centralisés. Toutes les personnes y travaillant, ou travaillant pour l’organisation, étaient salariées, non pas par le Comité National, mais étaient élues par les assemblées des usines et révocables. Elles n’étaient pas payées par le Comité National mais par les entreprises dans lesquelles elles étaient employées …. »

Augustin Souchy, qui dirigeait le Bureau d’Information pour l’Étranger de la CNT, et un de ses collègues, Abe Bluestein de New York,ont dit que toute personne travaillant au sein des sièges nationaux, des représentants officiels aux vigiles, en passant par les ouvriers de maintenance, touchaient un salaire égal . Durruti et d’autres, qui s’étaient penchés sur la question, étaient convaincus qu’il n’existait nulle part une bureaucratie au sein de la CNT.
L’affirmation selon laquelle les « dirigeants » anarchistes ont rejoint le gouvernement catalan de la « Generalidad » sans consulter les militants est également faux. Peirats, dans une interview avec John Brademas (12 septembre 1952) l’a informé que la décision de rejoindre le gouvernement de la « Generalidad » avait été votée par une large majorité lors de l’Assemblée Plénière des Fédérations Locales et Régionales. (Anarcho-Syndicalism and Revolution in Spain, Traduction espagnole, pp. 211, 214).

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En même temps que j’écris ces lignes, je lis une critique de mon vieil ami et camarade Abe Bluestein qui développe cette question :

« …et j’ai vu également un fort engagement vis à vis des principes anarchistes à Barcelone.J’ai assisté à une réunion régionale de la CNT avec plus de 500 délégués qui soutenaient la politique de participation au gouvernement de Catalogne. En même temps, ils ont voté pour la poursuite du soutien financier aux Jeunesses Libertaires de Catalogne, qui s’opposaient publiquement à une telle participation dans leurs tracts et pamphlets distribués sans censure à travers la ville. » [Social Anarchism No. 7, P. 9]

L’accusation selon laquelle il n’y avait pas de contrôle de la base est niée avec force par Gaston Leval dans son chapitre sur la démocratie libertaire. Leval, après avoir décrit méticuleusement, avec force détails les procédures démocratiques libertaires intégrées dans la nature et la structure de l’organisation libertaire, déclare qu’étaient pratiquées ces procédures, une démocratie directe la plus totale à partir de la base.

« Cela avait lieu dans tous les syndicats de toute l’Espagne, de tous les métiers et de toutes les industries, dans les assemblées qui, à Barcelone, réunissaient depuis la naissance de notre mouvement, des centaines ou des milliers, et des milliers de travailleurs…. dans tous les villages collectivisés, dans toutes les collectivités partielles de villages… qui embrassaient au moins 60 % de l’agriculture de l’Espagne « républicaine » 5 [C’est Leval qui souligne]

Dans son rapport devant le Congrès Extraordinaire de l’Association Internationale des Travailleurs – AIT, le Comité National de la CNT a réfuté les accusations selon lesquelles il violait les principes fédéralistes anarchistes en imposant ses décisions propres aux organisations de base locales et régionales. La décision de rejoindre le gouvernement catalan de la « Generalidad » a été ratifiée par les assemblées plénières des comités locaux et régionaux en août 1936 et celle de rejoindre le gouvernement central l’a été par une assemblée plénière des régions à Madrid le 28 septembre 1936 (La CNT est réellement entrée au gouvernement le 6 novembre 1936). Du 19 juillet 1936 au 26 novembre 1937, dix-sept assemblées plénières de fédérations régionales et des douzaines d’assemblées plénières de fédérations locales, ainsi que différents congrès régionaux syndicaux ont été organisés. (Voir José Peirats, Anarchists in the Spanish Revolution, pp. 185, 186.) 6

Le renouvellement de la brutale police professionnelle, les Gardes Civils d’Assaut, loin d’être comme le prétend Richards un « …exemple de bureaucratie politisée, » constitue l’une des réalisations réellement importante de la révolution. Se propres indications contredisent ses accusations, selon lesquelles les patrouilles recevaient leurs ordres du gouvernement. Les patrouilles étaient choisies non pas par le gouvernement mais par le peuple lui-même « différentes organisations et partis, la CNT-FAI, l’UGT etc…. » (Richards)

Richards et d’autres critiques ne semblent pas saisir l’ampleur du dilemme tragique devant lequel était nos camarades, les anarchistes espagnols. Le mouvement libertaire était désespérément piégé par le choix cruel entre la collaboration avec ses ennemis anti-fascistes, et violer par conséquent les principes anarchistes, ou la tentative d’établissement d’une dictature anarchiste au-dessus de toutes les organisations anti-fascistes, une impossibilité évidente et une violation encore plus grande de ces principes, ou encore, d’accepter au moins partiellement, la terrible responsabilité historique de la victoire fasciste.

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Ce que la CNT-FAI a fait ou aurait dû faire dans de telles circonstances désespérées peut, bien sûr, être discuté. Ce qui n’est pas discutable, c’est le dilemme.J’ai critiqué Semprun Maura parce qu’il a appelé cela, le problème le plus crucial de la révolution espagnole, « un faux dilemme » et j’ai critiqué Richards parce qu’il l’a baptisé « le dilemme de Dolgoff. »

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« Le dilemme de Dolgoff. » est néanmoins partagé par Gaston Leval, José Peirats et la plupart des opposants à la collaboration ainsi que par tous les écrivains non-anarchistes responsables sur l’Espagne. Leval a dépeint minutieusement la situation tragique, déchirante, devant laquelle se trouvait nos camarades beaucoup plus honnêtement, avec une bien plus grande compréhension que Richards et les critiques des anarchistes « purs » :

« Tous ceux qui parmi les anarchistes se préoccupaient en premier lieu de la question révolutionnaire ont simplifié à l’extrême et surestimé le problème politique, la révolution sociale. Celle-ci, croyaient-ils, balaierait l’état et toutes les institutions autoritaires établies … mais la nécessité de mener la guerre contre le fascisme a contrarié ces attentes….
Même si l’état était sérieusement affaibli après l’attaque fasciste du 19 juillet 1936, il n’était en aucune façon aussi impuissant qu’on le pesait généralement. Tout l’appareil de l’état était encore intact; les ministères, et leurs représentants, la police, l’armée bien qu’affaiblie, et la bureaucratie institutionnelle, avaient survécu… malgré l’optimisme exagéré des révolutionnaires, l’état constituait encore une force significative dans de nombreuses villes et provinces … les anarchistes ne contrôlait la situation que dans seulement trois ou quatre villes (Barcelone était la plus importante) et ceci seulement pendant trois ou quatre semaines… il est, par conséquent, fallacieux de prétendre que les anarchistes étaient maîtres de la situation….
Un autre problème sérieux était que, dans l’Est de l’Espagne, il n’y avait pas d’usines d’armement, ni de matières premières, ni acier ou charbon. Les principales usines d’armement étaient en territoire fasciste….
Il est évident qu’il aurait été extrêmement difficile, voire impossible,de faire la révolutions dans de telles circonstances … il était devenu nécessaire de collaborer avec nos ennemis anti-fascistes contre l’ennemi commun le plus dangereux. Nous ne pouvions pas éliminer les partis politiques qui contrôlaient les municipalités et qui se battaient aux côtés des anarchistes, avec une égale ferveur, contre le fascisme. [Voir Leval, Ni Franco- Ne Stalin, pp. 76, 94]

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Richard ignore un passage plus révélateur dans Anarchists in the Spanish Revolution de Peirats (traduction anglaise, p. 188):

« Nous avons tous parfaitement compris qu’un concours de circonstances a conduit à la période de collaboration qui a placé la CNT dans une situation impossible… la seule alternative de ceux qui s’opposaient systématiquement à la collaboration avec le gouvernement … était une défaite héroïque… ils étaient incapables d’offrir une solution qui aurait préservé simultanément la victoire dans la guerre contre le fascisme, l’avancée de la révolution, une loyauté totale envers leurs idées et la sauvegarde de leurs propres vies … ils n’avaient pas le pouvoir de réaliser des miracles… »

La situation était d’autant plus aggravée par le fait que les millions d’ouvriers sincères de la base, les socialistes membres du Parti Socialiste, les républicains contrôlés par l’Union Générale des Travailleurs (UGT), les séparatistes catalans et basques, les paysans propriétaires petits-bourgeois, etc., dépassaient largement en nombre les membres de la CNT-FAI. Gaston Leval souligne ce point:

« …la grande majorité de la population vivant dans l’Espagne encore appelée républicaine, était avant tout dominée par la crainte d’une victoire franquiste, et ne comprenait pas que les forces politiques et sociales organisées en partis et secteurs antifascistes ne constituent pas un front uni. N’étant pas prisonnière de principes politico-philosophiques, elle désirait que la C.N.T., et même la F.A.I. infiniment moins puissante, entrent au gouvernement afin d’assurer une coordination qui lui semblait indispensable. « 7

Pas plus que tous les adhérents de la CNT n’étaient des anarchistes convaincus et inflexibles. Eux aussi insistèrent pour que la CNT collabore avec les partis anti-fascistes et entre même au gouvernement. Sur ce point important Peirats est en désaccord avec Richards: « les réalités sont et seront toujours plus déterminantes que les spéculations philosophiques…. il n’est pas réaliste d’attendre une fidélité absolue envers des principes de la part d’une organisation comme la CNT, dont les membres se comptent par millions …. »

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Leval explose le mythe selon lequel la « bureaucratie de la CNT-FAI s’est couchée devant le gouvernement républicain contre-révolutionnaire :

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« Les leaders de la C.N.T. derrière lesquels se trouvaient ceux de la F.A.I., et qui ne se différenciaient pas toujours beaucoup, firent d’abord ce qu’ils purent pour ne pas céder. Ils étaient sans nul doute inspirés par leur attitude traditionnelle d’opposition à tout gouvernementalisme et partant, à tous les partis gouvernementaux. Mais comme, en effet, devant la croissance, du danger, la plus large unification possible s’imposait, ils imaginèrent une solution révolutionnaire : le gouvernement serait remplacé par un Conseil de Défense composé de cinq membres de la C.N.T., cinq de l’U.G.T. et quatre membres des partis républicains. C’était affirmer la suprématie des organisations syndicales ouvrières sur les partis politiques, et faire d’une pierre deux coups. » 8

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La proposition de la CNT ne fut pas faite par les « dirigeants » mais seulement après un débat devant l’Assemblée Générale Plénière des Régions à Madrid le 3 septembre 1936. Elle fut publiée dans la presse républicaine et de la CNT. Inutile de dire que cette proposition fut refusée par les 1 200,000 membres du Parti Socialiste contrôlé par l’UGT et par les partis politiques. Leval, selon moi, avait tout à fait raison de faire la distinction entre un gouvernement parlementaire ordinaire composé de partis politiques et un gouvernement conduit par une coalition de véritables organisations syndicales, probablement pas une solution libertaire idéale, mais dans laquelle les organisations ouvrières exercent certainement un plus grand contrôle.

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Leval note aussi que le succès de l’organisation des collectivités libertaires était en grande partie dû sans aucun doute au fait que à Granollers, Gérone, Hospitalet, Valence et dans beaucoup d’autres villes, les maires étaient libertaires et qu’ils facilitèrent les sociales transformations. Puisque la CNT était obligée de collaborer avec d’autres anti-fascistes dans les villages et les gouvernements provinciaux, il va de soi que cela était tout autant contraire aux principes anarchistes que de participer à un gouvernement national. Si j’étais un opposant cohérent à la collaboration, je m’y opposerai non seulement dans le gouvernement central mais aussi dans ses subdivisions, sans lesquelles tout gouvernement est inconcevable.

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Leval va même plus loin en défendant une proposition libertaire d’établir une assurance maladie financée par l’état :

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« Que des libertaires aient pensé à une telle solution qui implique la reconnaissance de l’existence de l’État (mais reconnaître l’existence d’un fait n’entraîne pas son approbation) peut surprendre et faire se récrier les théoriciens ignorant les faits pratiques. Mais d’abord le Syndicat et tous les Syndicats ne possédaient pas les fonds accumulés par les services d’État grâce à une législation spéciale, et qui devaient représenter des sommes énormes. Ensuite, comme nous l’avons maintes fois répété, nous étions dans une situation mixte, et terriblement complexe, où l’État, le gouvernement, les partis politiques, des restes du capital privé, de la propriété individuelle et du commerce privé subsistaient, où l’économie, même socialisée, payait des impôts, etc. Dans cette situation, de nombreuses activités échappaient à notre contrôle. La socialisation de la médecine » 9

En ce qui concerne le refus des anarchistes de « prendre le pouvoir » que critiquèrent aussi les trotskistes et « marxistes-léninistes  » de toutes sortes, Leval remarque:

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« Le moindre bon sens indique qu’il nous était absolument impossible de mener à la fois la guerre contre Franco, et, à l’arrière, de faire une seconde guerre contre les autres secteurs anti-franquistes qui ne se seraient pas laissé anéantir si facilement. C’eut été une stupidité et un crime.  »

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Ces citations (et la littérature opposée à la collaboration en est remplie encore davantage) ce lisent comme des justifications de la participation gouvernementale.Il en existe sans doute provenant des mêmes sources, qui réfutent ces affirmations. Mais ces contradictions sont le reflet du dilemme tragique de nos courageux camarades. Ce qui est le plus dérangeant est le refus de Richards de prendre en considération ces réalités et le fait qu’il induit en erreur ses lecteurs en concoctant une fausse description de la situation en Espagne : en sélectionnant seulement et en déformant le genre de « faits » qui soutiennent ses arguments sans fondements et ses accusations.

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Même si Leval et Peirats étaient farouchement opposés l’un et l’autre à la participation au gouvernement, le problème de la CNT ne pouvait pas être mieux exposé. Leur volonté d’accorder toute leur considération à une politique avec laquelle ils n’étaient pas d’accord mérite tout mon respect. Je regrette sincèrement que je ne puisse pas penser la même chose en ce qui concerne la présentation mesquine et étriquée de Richards.

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Richards pense que les anarchistes espagnols, au lieu de rejoindre le gouvernement de front républicain uni, auraient dû abandonner le combat contre le fascisme de Franco et « le remettre à un autre jour ». Il admet que « …. un tel déroulement aurait bien sûr pu entraîner une défaite durant les premières semaines » alors que la victoire des fascistes n’était pas du tout certaine et qu’existait l’ espoir d’une victoire finale. Les anarchistes auraient été, à raison, accusés de lâcheté et tenus responsables de la défaite désastreuse par les masses qui n’étaient pas prêtes à l’époque à rendre les armes.

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Richards admet lui-même que les « …espoirs révolutionnaires étaient encore vivaces et le peuple encore armé … »

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Cette stratégie absurde est fondée sur la notion irréaliste que le million et demi de membres de la CNT aurait accepté une telle proposition des anarchistes. Il existe de très bonnes raisons de croire que les adhérents de la CNT auraient refusé avec indignation d’être manipulés comme des pions au nom d’un anarchisme « pur ». Sans la CNT, la poignée d’anarchistes en comparaison aurait perdu son influence et serait devenue en fin de compte une secte impuissante, totalement incapable de la moindre action significative. L’historien anarchiste Peirats, par exemple, dit clairement que, si les anarchistes ont influencé la CNT, celle-ci a fait « les anarchistes à sa propre image …leur a fourni une sphère d’action, une influence de masse et des positions de leadership… les anarchistes étaient dominés par le syndicat …. » (Anarchists in the Spanish Revolution, p. 239). Au cours de nombreuses situations décisives, la CNT, loin d’appliquer la politique des anarchistes, a agit de manière indépendante.

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Les anarchistes qui recherchent désespérément une alternative pratique à la participation au gouvernement citent l’exemple des exploits héroïques du mouvement de guérilla de Nestor Makhno en Ukraine durant la révolution russe, comme celui qui aurait dû être suivi par la CNT-FAI. Mais ils ignorent que ce mouvement héroïque a été écrasé et que Makhno lui-même s’est échappé de justesse à l’étranger, incurablement malade, pour mourir désespéré à Paris.

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La question récurrente de ce que devrait être le rôle des anarchistes dans une période révolutionnaire est toujours pertinente. Il y a de nombreux enseignements à tirer à la fois des erreurs et des réalisations de nos camarades; des événements tragiques d’Espagne et de ses répercussions internationales, comme le déclenchement de la guerre mondiale. Malheureusement, ni Richards ni tant d’autres n’ont offert une base raisonnable au débat.

NdT

1. Révolution et Contre-révolution en Catalogne (1936-1937) Les éditions du Paquebot 1974
2. Lessons of the Spanish Revolution. Freedom Press, London, 1983
3. Espagne Libertaire (36-39) L’œuvre constructive de la Révolution espagnole Editions du Monde Libertaire. 1983
4. Durruti: The People Armed Black Rose Books, 1977
5. Espagne Libertaire (36-39) La démocratie libertaire
6. Anarchists in the Spanish Revolution. Freedom Press, London, 1990
7. Espagne Libertaire La collaboration politique
8. Espagne Libertaire La collaboration politique
9. Espagne Libertaire La socialisation de la médecine Note 10
10. Espagne Libertaire Une situation révolutionnaire Note 8

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