Extinction Rebellion

Extinction Rebellion est un mouvement mondial de désobéissance civile en lutte contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique lancé en octobre 2018 au Royaume-Uni.

Extinction Rebellion UK

« Le 24 mars 2019, place de la Bourse à Paris, notre mouvement s’est officialisé lors d’une série de prises de parole publiques. La lecture de notre Tribune de déclaration de rébellion a marqué le début d’actions de désobéissance civile non-violente dans toute la France. »

Extinction Rebellion France

UK Rebellion – Shut Down London!

 

Près de 300 arrestations à Londres après des blocages écologiques

London.

Deux cent quatre-vingt-dix personnes ont été arrêtées à Londres depuis lundi, a annoncé mardi soir la police de la capitale britannique, au deuxième jour des blocages organisés par le mouvement Extinction Rebellion qui réclame un «état d’urgence écologique». Né au Royaume-Uni, ce mouvement devenu international a entamé lundi une semaine de protestations. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi bloqué cinq lieux emblématiques de la capitale (Marble Arch, Oxford Circus, Waterloo Bridge, Parliament Square et Piccadilly Circus).

Mardi, des manifestants ont continué d’occuper quatre sites (Marble Arch, Oxford Circus, Waterloo Bridge et Parliament Square) même si, selon Scotland Yard, ils étaient uniquement autorisés à rester dans la zone de Marble Arch. Sur le cinquième site, Piccadilly Circus, l’autorité des transports de Londres (TfL) a annoncé la reprise partielle de la circulation et des transports en commun en fin d’après-midi.

Find an Extinction Rebellion group :

Extinction Rebellion International


Extinction Rebellion. Oui, mais….

L’apparition de Extinction Rebellion, mouvement international de désobéissance civile contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique, fondé en octobre 2018 au Royaume-Uni, est incontestablement une étape importante devant l’urgence de la situation.

La lecture de la page du site web « qui sommes nous ? » classe ce mouvement dans une démarche anti-autoritaire, du « bas vers le haut », prônant l’action directe :

« Nous limitons délibérément les rapports de pouvoir :
En démantelant les hiérarchies de pouvoir pour une participation plus équitable.

Notre mouvement est fondé sur des principes d’autonomie et de décentralisation
Nous créons collectivement les structures nécessaires pour défier le pouvoir. Toute personne qui suit ces principes et valeurs essentiels peut agir au nom d’Extinction Rebellion.  »

« Nous sommes un réseau non-violent’, annonce également la même page, ce qui ne pose pas, a priori, un quelconque problème. La désobéissance civile et autres formes d’actions directes non-violentes, peuvent être des moyens efficaces de luttes. L’occupation du pont Sully à Paris le démontre. Il s’agira sans doute du véritable acte fondateur de la branche française de E.R.

Les réactions qu’ont suscité l’intervention policière suite à la photo du gazage des manifestant-es répondent exactement aux buts recherchés d’une telle action. Et que dire des réactions du pouvoir, particulièrement celle de l’inénarrable ministre en charge de la « transition écologique », François de Rugy : « Le temps n’est plus aux manifestations« .

Celui exprime sa notion de la non-violence lorsqu’il dénonce « des techniques non violentes, mais totalement bloquantes ». D’où l’usage de la force. La non-violence doit être inoffensive, comme la grève, qui serait un droit mais qui ne devrait pas perturber la bonne marche des affaires. Autrement dit, « Contestez ce que vous voulez mais laissez-nous mener notre politique ».

Je ne ferai pas à Extinction Rebellion de procès d’intention. L’avenir montrera les limites ou l’efficacité du mouvement.

Le but ici est de montrer trois failles :

La première est de ne pas nommer l’adversaire, sinon par la formation « Nous vivons dans un système toxique « .

La seconde est le flou sur l’objectif:: Le but de E.R est-il de réformer ou de renverser ce « système toxique » ?

La troisième s’adresse aux moyens : »En utilisant une stratégie et des tactiques non-violentes comme moyen le plus efficace de provoquer le changement. ». L’efficacité potentielle de la non-violence n’est pas discutable, pas plus que ses limites, ou celle de la diversité des tactiques, comme à Notre Dame des Landes.

Cette affirmation selon laquelle la mobilisation de 3,5% de la population est le seuil à atteindre pour déclencher un changement de système se fonde principalement sur une étude soi disant scientifique de Erica Chenoweth, professeure en Politiques publiques à la Harward Kennedy School et au Radcliffe Institute for Advanced Studies aux USA , intitulée The success of nonviolent civil resistance . Il faut lire à ce sujet « Erica Chenoweth ou quand l’État et les banques promeuvent la non-violence » de Nicolas Caseaux.

Encore une fois, il ne s’agit pas de dénigrer Extinction Rebellion, mais de souligner le risque d’une manipulation de ce « pouvoir toxique » dont Erica Chenoweth est une actrice, consciente ou non. Un mouvement comme E.R, pas plus que nul autre, n’a pas besoin de guru. Il existe d’autres références sur la résistance non-violente à travers les siècles.

Longue vie à Extinction Rebellion.

Lire aussi Comment la non-violence protège l’État Peter Gelderloos.

 

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